Le baromètre 2026 de l’évolution professionnelle, mené par l’Ifop pour Mon CEP (Conseil en évolution professionnelle) par Avenir Actifs auprès d’un échantillon de 4 800 salariés représentatif de la population salariée française, révèle que 78 % des salariés envisagent une évolution professionnelle d’ici les deux prochaines années.
Cette dynamique ne traduit toutefois pas une volonté de rupture : parmi les salariés concernés, 61 % souhaitent rester dans leur secteur d’activité actuel et 59 % préfèrent rester au sein de leur organisation. Elle ne se confond ni avec une progression hiérarchique, ni avec une insatisfaction à l’égard de la situation actuelle : si l’augmentation de la rémunération arrive en tête des représentations associées à l’évolution professionnelle (28 %, +5 points par rapport à 2025), endosser de nouvelles responsabilités ne recueille que 14 % des réponses.
Les écarts générationnels sont marqués : 88 % des moins de 30 ans envisagent une évolution dans les deux prochaines années, contre 52 % des salariés de 50 ans et plus. Les plus jeunes l’associent moins souvent à une augmentation de rémunération (23 % contre 28 % en moyenne), mais davantage à la prise de nouvelles responsabilités (17 % contre 14 %) ou à l’acquisition d’une qualification (13 % contre 11 %).
L’intelligence artificielle s’installe comme un nouveau déclencheur de réflexion professionnelle : 46 % des salariés déclarent que son développement les pousse à réfléchir davantage à leur parcours, et 42 % lui ont déjà demandé des conseils en matière d’évolution professionnelle. Le recours à l’IA progresse dans les pratiques professionnelles, notamment sous l’impulsion des entreprises : 41 % des salariés se disent incités par leur organisation à l’utiliser dans le cadre de leur travail, mais les moyens d’accompagnement restent limités (36 % déclarent avoir bénéficié d’une formation à l’IA). Pour autant, 72 % des salariés considèrent que leur poste ne risque pas de disparaître dans les deux prochaines années en raison du développement de l’IA.
Pour réfléchir à leur situation professionnelle, les salariés se tournent d’abord vers leur entourage (74 %) et Internet (72 %). Une fois Mon CEP porté à leur connaissance, 63 % déclarent qu’ils pourraient recourir à ce service d’accompagnement humain gratuit.
