À l’aube de la rentrée scolaire, le leader de l’accessibilité numérique en Europe Accessiway a analysé les sites web des dix universités françaises accueillant le plus grand nombre d’étudiants. Un enjeu de plus en plus pris au sérieux, notamment par les établissements qui l’intégreront à leur formation à la rentrée.
Un constat alarmant : seules 2 universités sur 10 passent le test
L’étude porte sur les 10 universités les plus fréquentées de France, qui accueillent au total près de 575 000 étudiants chaque année. Sur ces dix sites analysés, seuls deux respectent l’ensemble des critères d’accessibilité évalués. Plus préoccupant encore, une seule université atteint un niveau de conformité au RGAA proche de 100, avec un score de 98 %. Une situation d’autant plus préoccupante que 64 000 étudiants sont en situation de handicap en France.
L’accessibilité de ces sites est essentielle pour garantir l’égalité entre les étudiants. Les personnes malvoyantes, sourdes, ou ayant des troubles cognitifs peuvent être freinées dans des démarches du quotidien, comme consulter leur emploi du temps, accéder à leurs résultats ou effectuer des démarches administratives. Un site inaccessible peut ainsi rapidement devenir un obstacle à la vie étudiante.
Des obstacles encore largement présents
Parmi les principales difficultés identifiées, le manque de contraste arrive en tête : 8 universités sur 10 présentent des contrastes insuffisants sur leur site, rendant les contenus difficiles à lire pour certaines personnes, notamment les personnes malvoyantes. Autre point faible majeur, la navigation au clavier : seuls 3 des 10 établissements analysés proposent une navigation fluide, une fonctionnalité pourtant essentielle pour les personnes qui ne peuvent pas utiliser une souris ou un écran tactile. En troisième position, l’absence de lien d’évitement concerne 4 universités sur 10. En revanche, sur le redimensionnement du texte, l’une des failles d’accessibilité les plus fréquentes, les établissements se montrent plutôt bons élèves : seuls 2 sites ne respectent pas ce critère.
Des progrès à faire dans un secteur essentiel
Les résultats de cette enquête montrent que malgré des avancées sur le plan législatif, des progrès restent à faire dans l’exécution. Si quelques bons élèves se distinguent parmi les sites des établissements, la majorité doit encore travailler à rendre ses plateformes plus accessibles. Dans un domaine tel que l’enseignement, il est primordial de garantir une égalité dans l’accès aux ressources, y compris numériques, puisque c’est la plupart du temps sur les sites des établissements que les étudiants retrouvent des éléments essentiels comme leurs emplois du temps, leurs résultats ou les ressources nécessaires à leurs cours.
Une réelle prise de conscience semble d’ailleurs s’opérer puisqu’à la rentrée treize établissements d’enseignement supérieur intégreront à leurs formations un module dédié à l’accessibilité numérique.
Méthodologie
L’analyse a été réalisée sur les sites Internet des 10 universités françaises les plus fréquentées en août 2026 : Université Paris Cité, Aix-Marseille Université, l’Université de Lille, l’Université Grenoble Alpes, l’Université de Strasbourg, Sorbonne Université, l’Université de Bordeaux, l’Université Paris-Saclay, l’Université Claude Bernard Lyon 1 et l’Université Toulouse Jean Jaurès.
Quatre critères d’accessibilité numérique courants ont été évalués : les liens d’évitement (Skip Links), la navigation au clavier, le contraste des couleurs et le redimensionnement du texte. Les informations relatives au taux de conformité au RGAA proviennent directement des sites Internet des universités, notamment dans leurs déclarations d’accessibilité.
À propos d’Accessiway
Accessiway est l’un des principaux acteurs européens dans le domaine de l’accessibilité numérique. L’entreprise aide les organisations à rendre leurs services numériques plus inclusifs, conviviaux et conformes aux réglementations. Plus de 2000 entreprises en Europe ont déjà été accompagnées avec succès vers davantage d’inclusion numérique.
