Classement de Shanghai 2026 : avec 27 établissements classés, la France intègre le Top 10 mondial

Dans l’édition 2026 du classement de Shanghai, dévoilée le 15 août 2026, la France compte 27 établissements classés. À nombre d’établissements constant par rapport à l’an dernier, elle gagne un rang et se positionne désormais au 10e rang mondial (sur 1 000 universités classées au total), poursuivant la consolidation de sa position scientifique internationale, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

La France conserve quatre établissements parmi les 100 premières universités mondiales : l’Université Paris-Saclay, l’Université PSL (33e), Sorbonne Université (55e) et l’Université Paris Cité (57e). Elle se classe au 4e rang mondial en nombre d’établissements dans le Top 50, à égalité avec la Suisse, le Japon et l’Allemagne, et au 6e rang dans le Top 100.

Deux établissements français entrent dans le classement pour la première fois ou y reviennent : l’Université de Bretagne Occidentale, qui l’intègre pour la première fois, et l’Université d’Angers, classée pour la première fois depuis 2021. Selon le ministère, ces résultats reflètent l’efficacité de la politique conduite depuis 2017 pour faire émerger des universités visibles à l’international, notamment la politique de regroupement engagée avec l’ordonnance de décembre 2018 créant les établissements publics expérimentaux.

Le ministère apporte toutefois des nuances sur la portée du classement, fondé sur des critères essentiellement liés à la recherche (distinctions scientifiques, chercheurs les plus cités, publications de haut niveau) : il souligne qu’il dit peu de la qualité des formations, de la réussite étudiante ou du rôle social et territorial des universités, qu’il rend imparfaitement compte des sciences humaines et sociales et de la diversité linguistique de la production scientifique (les publications en français, comme dans les autres langues que l’anglais, y demeurant structurellement sous-représentées), et qu’il ne mesure pas les libertés académiques. Le ministère estime en conséquence que ce classement, s’il doit être suivi avec attention, ne peut être l’unique boussole de la politique française d’enseignement supérieur et de recherche.