Si l’intelligence artificielle devient capable d’accomplir une part croissante des tâches intellectuelles, comment mesurer demain la valeur d’un diplôme délivré par une grande école ? C’est la question que pose Guillaume Coqueret, expert en intelligence artificielle et directeur de l’Institut Artificial Intelligence in Management à emlyon business school.
Selon lui, la valeur d’un diplôme repose en partie sur les perspectives professionnelles qu’il offre : « Si l’IA réduit les opportunités d’emploi ou les revenus associés à certains métiers qualifiés sans créer suffisamment de nouvelles opportunités, le rendement attendu des études supérieures diminuera, et avec lui l’attractivité de certains établissements. »
Vers une différenciation accrue entre les écoles ?
Pour Guillaume Coqueret, cette transformation ne signifie pas nécessairement la disparition des grandes écoles. Elle pourrait au contraire renforcer les écarts entre les établissements capables de démontrer leur valeur et les autres.
Réputation, réseau, expérience, compétences managériales et relationnelles, capacité à travailler avec l’IA et à s’adapter à des métiers en évolution : les écoles devront, selon lui, aller au-delà de la simple transmission de connaissances pour justifier leur valeur.
Cette analyse s’appuie sur les travaux de recherche de Guillaume Coqueret, disponibles sur SSRN.
