Bilan de compétences : deux tiers des bénéficiaires accompagnés par les CIBC sont employés ou ouvriers

Source : communiqué de la Fédération nationale des CIBC (Centres interinstitutionnels de bilan de compétences), 23 octobre 2026, à l’occasion du colloque du 22 octobre pour les 40 ans du dispositif.

  • En 2025, deux tiers des personnes accompagnées étaient employés ou ouvriers (employés : 50 %, professions intermédiaires : 20 %, ouvriers : 14 %, cadres : 13 %).
  • 69 % des bénéficiaires sont des femmes.
  • Six mois après le bilan : 9 % ont changé de métier, 23 % sont engagés dans cette démarche et 34 % ont programmé leur reconversion.
  • 82 % déclarent avoir gagné en confiance professionnelle ; 89 % sont satisfaits de l’atteinte de leurs objectifs.

Le profil des bénéficiaires

Le commerce et la distribution représentent le premier secteur d’activité des bénéficiaires (25 %), devant la santé (12 %), l’industrie (12 %), l’action sociale (9 %) et les services à la personne (7 %). 36 % des bénéficiaires ont entre 35 et 44 ans et près d’un sur quatre avait entre 16 et 34 ans en 2025. Près de 9 % disposent d’une RQTH.

La surreprésentation des femmes s’explique en partie par celle des employés, catégorie majoritairement féminisée ; elle traduit aussi des parcours plus souvent marqués par des interruptions ou des événements de vie (maternité, aidance, temps partiel).

« On associe encore trop souvent le bilan de compétences aux cadres qui souhaitent se reconvertir en milieu de carrière. La réalité est bien différente : nous accompagnons avant tout des employés », souligne Nathalie Dechelette, Déléguée Générale de la Fédération nationale des CIBC.

Comment les bénéficiaires arrivent aux CIBC

Le bouche-à-oreille est le premier canal : 29 % ont connu leur centre par un collègue ou un proche, devant Internet (16 %). Les acteurs de la santé au travail et les services sociaux sont à l’origine de 14 % des orientations.

Les effets du bilan à six mois

Un bénéficiaire sur cinq a suivi ou commencé une formation. 60 % des personnes concernées ressentent moins de stress au travail et 71 % estiment mieux concilier emploi et état de santé. La relation avec le conseiller est le premier critère de choix d’un CIBC ; le prix n’arrive qu’en neuvième position sur dix critères. Le premier facteur cité pour l’avancée du projet est d’« avoir été écouté et soutenu » (36 % des réponses).

Le réseau accompagne chaque année près de 200 000 actifs.