Cyberattaques accrues, pression réglementaire croissante, guerre de l’information plus visible… En quelques années, les responsables de la sécurité de l’information, les directeurs de projet ou les responsables des affaires publiques ont vu leur métier évoluer très vite. Ils doivent sans cesse interroger, actualiser et enrichir leurs compétences pour répondre aux nouveaux équilibres économiques, aux mutations stratégiques et aux attentes croissantes des entreprises comme des institutions publiques.
Pour Pascal Chaussade, responsable pédagogique à l’EGE (École de Guerre Économique), la formation continue devient un passage obligé pour beaucoup de cadres : ce qu’ils ont appris il y a cinq ou dix ans ne suffit plus pour comprendre certains enjeux actuels, notamment en matière de cybersécurité ou d’influence. « C’est un impératif stratégique, à la fois pour les salariés et pour les entreprises comme pour les institutions, notamment au regard des enjeux de souveraineté nationale », souligne-t-il.
Face à cette montée en complexité, l’école observe également une évolution des demandes. « Nous recevons de plus en plus de responsables cybersécurité, de consultants ou de cadres du secteur public qui souhaitent acquérir rapidement des compétences sur l’OSINT, la gestion de crise ou l’analyse stratégique », explique Pascal Chaussade. Pour répondre aux besoins, l’EGE privilégie des formats courts et ciblés, conçus pour être immédiatement mobilisables dans la pratique professionnelle. L’objectif est de permettre aux employés d’apporter une expertise immédiatement mobilisable dans des contextes très concurrentiels.
Aujourd’hui, ces certifications agissent comme de véritables accélérateurs de carrière. « Ceux qui s’investissent dans le traitement de données, l’intelligence économique ou encore la cyberdéfense, des domaines que nous traitons au sein de l’EGE, acquièrent une spécialisation recherchée. Ils deviennent des profils à forte valeur ajoutée et prennent une longueur d’avance dans la guerre des talents », conclut-il.