Paris, le 5 mai 2026. Theia, leader français de la digitalisation des examens, publie les résultats d’une étude menée avec Ipsos auprès de 1000 jeunes de 18 à 25 ans sur leur rapport aux examens, dans un contexte de généralisation de l’intelligence artificielle. Les résultats révèlent une crise profonde des modalités d’évaluation, jugées inadaptées à la réalité des usages, malgré un fort attachement à l’apprentissage et aux études.
L’IA s’est imposée dans les usages quotidiens des étudiants, mais l’envie d’apprendre reste intacte
80 % des jeunes interrogés déclarent utiliser l’IA au moins une fois par semaine, ce chiffre monte à 86 % parmi les étudiants. Ils sont 41 % à l’utiliser quotidiennement. Cet usage généralisé de l’IA par les jeunes ne remet pas en cause pour autant l’importance de se former, au contraire : 69 % des jeunes pensent qu’il faut apprendre encore plus qu’avant, pour se démarquer de l’IA, et 57 % estiment que l’apprentissage traditionnel reste utile. Pour autant, une majorité de sondés – 58 % – estime que le diplôme n’est pas une condition sine qua non de réussite. 54 % des jeunes admettent également avoir déjà triché en utilisant l’IA, bien que 65 % des sondés admettent avoir déjà contourné les règles sans pour autant s’appuyer sur l’intelligence artificielle.
Une volonté d’apprendre différemment, et d’être évalué de façon plus équitable
Ce n’est pas l’apprentissage qui est remis en cause, mais la façon d’apprendre, et les évaluations telles qu’elles existent aujourd’hui. En effet, 77 % des sondés pensent qu’il faut apprendre différemment : moins mémoriser, davantage exercer ses capacités de jugement et d’analyse. Face à la généralisation de l’IA, les sondés sont 66 % à juger important d’apprendre à bien utiliser ce nouvel outil. S’agissant des examens, 2 jeunes sur 3 considèrent qu’ils ne reflètent pas fidèlement le niveau réel des étudiants.
Les critères perçus comme les plus importants pour assurer l’équité des examens sont les suivants : les conditions de passage de l’examen (88 % des sondés jugent ce critère prioritaire) ; la priorité accordée au raisonnement, pour 86 % d’entre eux, les examens devant permettre d’évaluer le raisonnement et la démarche intellectuelle plutôt que la simple restitution de connaissances (le contrôle continu est également plébiscité à 82 %) ; et l’homogénéité de la correction, pour 85 % des sondés.
S’agissant des examens sur ordinateur, les jeunes reconnaissent une praticité renforcée liée à la possibilité de ré-organiser sa réponse (44 %), au confort de rédaction (39 %), ou encore à l’équité de la correction (36 %). Ces modalités sont aussi jugées plus proches des situations réelles de travail. Parmi les freins psychologiques qui persistent auprès des élèves, sont notamment cités la crainte de problèmes techniques (51 %) et la difficulté à prouver que le travail rendu est le sien, soit la crainte d’être soupçonné d’avoir utilisé une IA (50 %).
Pour Flavien Reille, CEO de THEIA : « Cette étude vient confirmer une réalité : l’IA a été massivement adoptée par les étudiants, qui s’en saisissent au quotidien dans le cadre de leurs études. Pour autant, les jeunes sont toujours avides d’apprendre et de se former, mais ils veulent le faire autrement. L’étude met surtout en lumière un sujet prégnant : le manque perçu de représentativité des examens. »
« Cette étude ne plaide pas pour un format unique d’évaluation. Elle invite à la rigueur dans le choix des modalités : aligner le dispositif sur l’enjeu de l’épreuve, repenser les sujets pour qu’ils mesurent le raisonnement, et intégrer l’IA de manière encadrée plutôt que de la subir. La modernisation des examens ne passe pas par une opposition entre présentiel et distanciel, mais par une rigueur retrouvée dans la conception de chaque épreuve. C’est cette exigence que nous portons chez Theia. »
Étude IPSOS BVA pour THEIA réalisée du 25 mars au 3 avril 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 jeunes âgés de 18 à 25 ans résidant en France.
À propos de THEIA
Fondée par des enseignants-chercheurs au sein de l’université de Grenoble en 2006, THEIA conçoit, opère et sécurise des examens à grande échelle au format numérique, en présentiel et à distance. Guidée par une vision d’équité et d’innovation pédagogique, THEIA accompagne aujourd’hui plus de 200 000 étudiants par an dans l’enseignement supérieur (grandes écoles, universités), ainsi que des actifs dans le cadre de formations continues et de certifications professionnelles.
Site internet : theia.fr
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